Frédéric Le Play. Une réforme sociale sous le Second Empire. Convertir en PDF Version imprimable

Maguelone NOUVEL, Frédéric Le Play. Une réforme sociale sous le Second Empire (préface de Geneviève Gavignaud-Fontaine). Paris, Economica, Collection Économies et Sociétés contemporaines, 2009, 265 p.

Présentation de l'éditeur :

À la faveur de documents inédits, Maguelone Nouvel retrace dans cet ouvrage l'itinéraire de Frédéric Le Play, penseur original à la carrière publique et intellectuelle exceptionnelle sous le Second Empire.
Avec justesse, elle présente l'oeuvre de cet enquêteur engagé, promoteur d'une recherche-action innovante, propagateur infatigable d'un projet de société visant à réconcilier tradition et modernité, progrès économique et harmonie sociale. Faits à l'appui, elle restitue les grands débats d'idées suscités par La Réforme sociale leplaysienne et analyse la réaction des élites contemporaines appelées à se positionner dans la presse, les sociétés savantes et jusqu'au coeur de l'Hémicycle.
Parcourant avec méthode les deux premiers tiers du XIXe siècle, l'historienne décrit l'ascension sociale d'un jeune Polytechnicien, devenu ingénieur des Mines et expert en métallurgie qui associe son nom à la réussite spectaculaire des deux premières Expositions Universelles de Paris. Elle rappelle comment, auréolé de ses succès, l'auteur des Ouvriers européens obtient un siège au Conseil d'Etat puis au Sénat, et se retrouve introduit au coeur d'un vaste réseau intellectuel et politique à même de servir ses espoirs réformateurs.
Dans les pas de Frédéric Le Play, le lecteur se replonge dans une époque où, portées par le " laissez-faire laissez passer " libéral, les mutations industrielles donnent matière à débat au sein des élites conduites à réfléchir à la Question sociale. Ainsi se dégage toute la mesure des propositions de Frédéric Le Play, de ses engagements et de son influence sur les Grands de son temps.

Table des matières :

Avant-propos, p. VII

Préface (par Madame le Professeur Geneviève Gavignaud-Fontaine), p. IX

Introduction, p. 1

Chapitre I : Émergence d’une pensée, d’une œuvre, d’un réseau (1806-1855) p. 11

I. Une jeunesse entre pays normand et salon parisien : un éveil précoce aux questions de société p.12

II. Un passage remarqué dans les Écoles : du débat intellectuel à l’enquête sociale p. 14

III. D’une révolution à l’autre : Le Play entre métallurgie et science sociale p. 17

1. L’observation de l’Europe occidentale p. 17

2. La découverte de l’Europe orientale : les missions russes p. 21

IV. Les prémices d’une campagne sociale : Le Play entre science et réforme p. 23

1. Une première tribune sociale : l’École des Mines de Paris p. 24

2. Un premier réseau de collaborateurs : le « réseau nivernais » p. 25

3. Un premier réseau intellectuel : les rencontres de la Rue du Chemin-de-Versailles p. 27

V. Le Play et la Révolution de Février : l’espoir d’un renouveau social p. 30

1. Les premiers engagements publics au temps de l’« Illusion lyrique » p. 30

2. Le Play « socialiste » ? p. 32

3. L’adhésion à « l’esprit de 1848 » p. 33

VI. Le Play et le traumatisme de Juin : la consécration d’une vocation sociale p. 36

1. Un nouveau contexte propice à la réforme sociale : le « programme de juillet 1848 » p. 37

2. De nouvelles investigations de terrain : un réseau de collaborateurs en expansion p. 38

3. Un nouveau signe d’encouragement : la promulgation de la loi Falloux p. 40

VII. Le Play et la « révolution de 1851 » : le temps des remises en question p. 41

1. Face au Coup d'État : de l’indignation au ralliement p. 41

2. Face à la Question sociale : la genèse des Ouvriers Européens p. 43

Chapitre II : Au cœur d’un vif débat scientifique au temps de l’Empire autoritaire : Les Ouvriers Européens (1855-1864) p. 47

I. Les Ouvriers Européens, un ouvrage de science et de réforme p. 47

1. Une enquête sociale novatrice p. 48

2. Un embryon de « théorie » sociale p. 51

3. Une ébauche de projet pour la France p. 52

II. La promotion des Ouvriers Européens : une stratégie de « réseau » p. 56

1. L’Exposition Universelle de 1855, un tremplin pour Le Play et son œuvre p. 57

2. L'Institut, une caution savante pour la recherche leplaysienne ? p. 62

III. Les Ouvriers Européens lus par les « Écoles du progrès » p. 68

1. Au cœur d’un débat de science sociale p. 70

2. À l’origine d’une réflexion sociale sur l’Europe p. 74

3. Au centre d'un débat d’idées p. 79

IV. Les ricochets des Ouvriers Européens p. 88

1. Vers une institutionnalisation du « réseau » leplaysien : la naissance de la Société d’Économie Sociale p. 88

2. La SES, un succès au crédit des Ouvriers Européens ? p. 95

3. Vers une sensibilisation des élites politiques p. 99

Chapitre III : Du débat circonscrit à la discussion publique : la promotion de La Réforme sociale (1864-1865) p. 107

I. Un projet social pour la France p. 107

1. L’origine du mal social p. 109

2. Religion et liberté de tester : deux piliers à édifier p. 110

3. Famille et patronage : deux institutions à restaurer p. 114

4. Association et État : deux principes à limiter p. 117

5. Parfaire la Révolution : liberté et réforme morale p. 121

II. Face à la « conspiration du silence » p. 125

1. Le Play en campagne p. 125

2. Un réseau amical, clef de voûte de la propagande leplaysienne p. 130

3. De nouveaux maillages dans le réseau leplaysien p. 139

Chapitre IV : À la source d’un vrai débat de société à l’heure de l’Empire libéral : La Réforme sociale (1864-1865) p. 149

I. La Réforme sociale au tamis de la pensée conservatrice et catholique p. 149

1. Une méthode infaillible ? p. 151

2. La religion, socle de La Réforme sociale ? p. 152

3. La famille-souche et le patronage volontaire, deux institutions chrétiennes ? p. 155

4. L’accord sur la décentralisation : une avancée majeure p. 159

II. La Réforme sociale au crible du libéralisme social p. 160

1. L’éloge d’un ouvrage utile et courageux p. 161

2. L’adhésion à une religion tolérante p. 162

3. La dénonciation d’un système familial inégalitaire p. 164

5. Patronage ou Association : quel remède contre le paupérisme ? p. 170

6. La décentralisation une nouvelle fois plébiscitée p. 173

III. La Réforme sociale au crédit d’un projet proudhonien : le soutien inattendu d’Alfred Darimon p. 176

1. Une méthode désormais convaincante p. 177

2. Un programme savamment modernisé p. 178

3. Un projet testamentaire support d’une « révolution sociale » p. 181

IV. La Réforme sociale au profit du catholicisme libéral ? Cochin, entre prosélytisme et mise à distance p. 186

1. La promotion d’une société chrétienne p. 188

2. La défense d’une société stable p. 190

3. Le désir d’une société plus charitable p. 194

4. L’espoir d’une société plus libérale p. 196

5. Un étendard pour le catholicisme libéral ? p. 198

V. La Réforme sociale, un projet de société qui peine à rassembler p. 200

Chapitre V : La Réforme sociale dans l’arène politique (1865-1870) p. 207

I. La Réforme sociale au cœur de l’actualité parlementaire p. 207

1. Une première victoire « régionaliste » p. 208

2. Une offensive parlementaire en faveur de la « liberté de tester » p. 209

3. Du débat parlementaire à la controverse politique p. 218

4. Quand la polémique s’étend à la presse p. 221

II. Les dernières tentatives de Le Play auprès des dignitaires de l’Empire p. 225

1. Une Exposition Universelle sous l’égide de La Réforme sociale p. 225

2. Napoléon III, un prosélyte « officieux » ? p. 230

3. Le temps des derniers espoirs politiques p. 234

Conclusion générale, p. 241

Sources principales, p. 253

Index, p. 259

 
< Précédent   Suivant >
histoire - histoire de l'art - langues anciennes - ethnologie - philosophie - psychanalyse - communication - archéologie - sciences politiques - droit - économie - sciences de l'éducation