COLLOQUES, RENCONTRES,
MANIFESTATIONS SCIENTIFIQUES
programme ici
Elisabeth ARAIZA, chercheuse invitée, Collège franco-mexicain
en sciences sociales, Centre d’Études Centre-Américaines, Mexico
« Interactions conflictuelles entre le tangible et
l’intangible : spectacles ethnographiques et patrimonialisation »

Séminaire CERCE-MSH
L'ORALISATION DES ÉCRITS
SUR LES TERRAINS DES SCIENCES SOCIALES
- Jeudi 26
janvier 2012
Sylvie Sagnes, CNRS/Lahic, Carcassonne
« Les vies de Maria
Chapdelaine (roman) : heurs et malheurs de la survivance »
- Jeudi 9 février 2012
Sabina Loriga, EHESS/CRH, Paris
« La mémoire orale entre
littérature et histoire »
- Jeudi 29 mars 2012 ( journée d'études de 10h à 17h30) Programme
de la journée d'études du 29 mars 2012 sur le site de la MSH ici
André Mary, CNRS/Lahic, Paris
« L’esprit et la lettre :
oralité prophétique et religion du Livre dans les pentecôtismes africains »
Claire
Cécile Mitatre, Université Montpellier 3 / Cerce
« Les attestations de
recensement de l’ONU, substituts des manuscrits généalogiques au Sahara
occidental »
Christine Chivallon, CNRS/Cean, Bordeaux
« Médiums de narrativité et
mémoire de l’esclavage à la Martinique »
Pauline Guedj, Université Lyon 2/Crea
« Afrocentrisme et religion.
L’utilisation de l’écrit dans la construction de rituels afro-américains aux
États-Unis »
- Jeudi 5
avril 2012
Magali Demanget, Université Paul-Valéry - Montpellier 3/Cerce
« Fictions et réalités d’un
mythe : les métamorphoses du Maître de la montagne (Huautla de Jimenez,
Mexique) »
- Jeudi 10 mai 2012
Aïssatou Mbodj, CNRS/Cemaf, Paris
« Transcrire la tradition orale
pour son propre usage. Le recueil de formules magico-médicinales dans des
écrits ordinaires au Mali »
Toutes les séances auront lieu à la MSH, 17 rue de l’Abbé de l’Epée. Entrée libre.
Séminaire CERCE-MSH
RÉFLÉXIONS CROISÉES AUTOUR DE LA CONSTRUCTION DES TERRITOIRES ET DES IDENTITÉS EN FRANCE ET EN ESPAGNE
- Vendredi
19 novembre 2011, 14h30
Jimena Larroque (Centre d'Etudes Politiques de l'Europe Latine - UMR
5112, Université Montpellier 3)
« Des modèles d’intégration saisis par des 'nations minoritaires' ? Une
étude comparative des politiques d’intégration des étrangers en Catalogne et au
Pays Basque »
- Vendredi
10 décembre 2011, 14h30
Iñaki Diaz
Balerdi, Profesor de museologia, Departamento de historia de arte, Universidad
del País Basco
« Los Museos
y la deconstrucción simbólica del franquismo. Un acercamiento desde el País
Vasco : Les musées et la déconstruction symbolique du franquisme. Une approche
depuis le pays basque »
- Jeudi 27
janvier 2012, 14h30
Bruno Arbesu
(photographe) ; Mouloud Boukala, CELAT (Centre Interuniversitaire d'études sur
les lettres, les arts et les traditions), Université de Laval
« Regards
croisés autour des identités catalane et basque : photographie et anthropologie
»
- Jeudi 24 février 2012, 14h30
Alain Ayats (Docteur en Histoire, Université Montpellier 3) et
enseignant
« Le traité des Pyrénées (1659) : identité perdue, identité
retrouvée »
- Jeudi 24 mars 2012, 14h30
Dominique Blanc (LISST - Centre d'Anthropologie sociale ; Ecole des
Hautes Etudes en Sciences Sociales) :
"Lieux de mémoire de la guerre et de l'exil et identité catalane"
- Jeudi 7 avril 2012, 14h30
Iñaki Arrieta Urtizberea, Profesor del Departamento de Filosofía
de los Valores y Antropología Social, Universidad del País Vasco
Jordi Abella, Director del Ecomuseu de les Valls d’Àneu, Cataluña
« Musées et patrimoine culturel au Pays Basque et en Catalogne. Usages
identitaires, économiques, politiques. Museos y patrimonio cultural en el País
Vasco y Cataluña. Usos identitarios, económicos, políticos »
- Jeudi 12 mai 2012, 14h30
Anath Ariel de Vidas, Anthropologue (CNRS- MASCIPO ; Ecole des
Hautes Etudes en Sciences Sociales)
« La construction symbolique de l'espace identitaire dans un village nahua
au Mexique »
Toutes les
séances auront lieu à la MSH, 17 rue de l’Abbé de l’Epée. Entrée libre.
Contact : magali.demanget@univ-monpt3.fr
Séminaire CERCE-MSH
CONSTRUCTION DES TERRITOIRES ET DES IDENTITÉS EN CATALOGNE (NORD ET SUD)
Programme 2009-2010
- Jeudi
29 octobre, 14h
Claire Guiu (maître de conférence en
géographie, université de Nantes - ESO)
« Quelle catalanité pour le Sud catalan
? Les Terres de l'Ebre au sud de la Catalogne : entre désir et réalité »
- Vendredi
13 novembre, 10h
Marie Carmen Garcia (maître de
conférences en sociologie, université Lumière Lyon 2 – GRS)
« Qu'est-ce qu'être "catalan"?
Catégories de classements, sentiments d'appartenance et positionnements des
"migrants de l'intérieur". »
- Jeudi
10 décembre, 10h
Joan Frigolé Reixach (professeur d’anthropologie sociale, universitat
de Barcelona)
« Procesos de
patrimonialización de la cultura y la naturaleza en el Prepirineo catalán :
Processus de patrimonialisation de la
culture et de la nature dans la Catalogne pré-pyrénéenne ».
- Jeudi
28 janvier, 10h
Joan J. Pujadas (professeur
d’anthropologie sociale, Universitat Rovira i Virgili, Tarragona)
« Cerdaña : identidad (-es), frontera y transnacionalismo :
Cerdagne : identité(s), frontière et transnationalisme. »
- Jeudi
11 février, 14h00
Henri Boyer (professeur en sciences du
langage, université Paul-Valéry - DIPRALANG)
« La Frontière et la langue (les
langues) : la "Catalogne-Nord", Catalunya et les autres
"Pays catalans" »
- Jeudi
18 mars, 14h00
Jesus Contreras (professeur
d’anthropologie sociale, universitat de Barcelona – invité par le département
d’ethnologie, université Paul-Valéry, mars 2010)
« Fiestas populares y globalización económica :
el caso Catalan : Fêtes
populaires et globalisation économique : l’exemple catalan. »
- Jeudi
1er avril, 14h00
Xavier Roigé (professeur
d’anthropologie, universitat de Barcelona)
« Patrimoine et identité. Images de
l'identité nationale dans les musées catalans. »
Toutes les séances auront lieu à la Maison des Sciences de l’Homme de Montpellier, 17 rue de l’Abbé de l’Epée. Entrée libre.
Contact : magali.demanget@univ-monpt3.fr
Colloque
PASSEURS DE PATRIMOINE. ETHNOGRAPHIE ET
HISTOIRE
DES "PERSONNES-RESSOURCE"
Montpellier, 8-9 octobre 2009
Colloque organisé par le CERCE (Centre d’Etudes et de Recherches
Comparatives en Ethnologie, université Montpellier III, EA 3532) avec le
soutien de la MSH Montpellier-Méditerranée et de la DRAC Languedoc-Roussillon.
Les représentations symboliques ainsi que les enjeux politiques et
économiques à l’œuvre dans les phénomènes d’institution d’un patrimoine
culturel peuvent être suscités et appropriés par des passeurs locaux.De par
leurs relations avec les chercheurs, ces figures dites aussi de
« personnes-ressource » incarnent une des évolutions possibles du
rôle joué autrefois dans la pratique ethnographique par l’« informateur
privilégié ».
Selon Michel de Certeau, l’art de faire et de dire de l’interlocuteur autorisé
se construit à travers des rapports antagonistes marqués par le hiatus entre le
« temps des solidarités » (celui de la docilité et de la gratitude de
l’enquêteur envers ses hôtes) et le profit (intellectuel, professionnel,
financier, etc.) que tous les acteurs peuvent tirer de leur expérience(Michel
de Certeau, L’invention du quotidien. 1. Arts de faire, Paris,
Gallimard, 1990 : 44 [1980]). De nos jours, une telle logique
apparaît marquée par de nouvelles élaborations du temps des solidarités
associant et séparant les analystes en sciences sociales et leurs passeurs sur
le terrain. Elle est à analyser comme résultante de la position spécifique
occupée par plusieurs producteurs de discours influents – parmi lesquels :
les universitaires, les militants identitaires régionalistes ou nationalistes,
les conservateurs, les élus, les professionnels d’initiatives culturelles, les
entrepreneurs commerciaux, les ONG, les artistes, etc. – qui sont en liaison de
concurrence (ou d’entente) avec les agents locaux de la valorisation
patrimoniale. Ainsi, le savoir de ces derniers, loin de s’identifier au
portrait stéréotypé de l’érudit du terroir ou du porte-parole de
« communautés imaginées » (comme, par exemple, dans des discours
émanant de l’Unesco) intègre des situations conflictuelles. Pourtant, c’est le
caractère syncrétique de leurs connaissances, leur capacité à être à la fois
des porteurs et des auteurs de tradition, qui définit l’action de ces passeurs
de patrimoine.
Pendant deux ans, de 2007 à 2009, à la Maison des Sciences de l’Homme de
Montpellier, un séminaire pluridisciplinaire, La production culturelle du
territoire et du patrimoine en Languedoc-Roussillon, s’est tenu autour de cette
problématique. L’objectif a consisté à envisager de manière critique une
continuité thématique concernant la connexion entre les modes de l’échange ethnographique,
les usages publics et les élaborations patrimoniales de l’histoire culturelle
régionale. Nous avons tenté de prolonger dans l’espace académique cette
question à l’aide d’interventions de personnes-ressource ayant été des
référents pour les chercheurs invités. En vue d’un développement de cette
réflexion, le CERCE organise un colloque Passeurs de patrimoine. Ethnographie
et histoire des « personnes-ressource » à la Maison des Sciences de
l’Homme de Montpellier qui se déroulera en octobre 2009.
Jeudi 8 octobre 2009
9 h Accueil des participants.
Allocution d’ouverture du directeur
de la Maison des Sciences de l’Homme de Montpellier
Pratiques et logiques de la transmission
9h 30 – 12h 30
Gaetano Ciarcia, CERCE
Passeurs de mémoires, miroirs de l’ethnologie. Introduction au
colloque
Nicolas Adell-Gombert, LISST – Centre d’anthropologie
sociale. Université de Toulouse II – Le Mirail
Des hommes-patrimoine : les compagnons du Tour de France
Patricia
Heiniger-Casteret, Université de Pau
Contes et conteurs : un monde complexe de réalités construites
Isabelle Mayaud Ehess, Paris
Qu’est-ce qu’un « bon » témoin ?
14h 30 – 17h 30
Philippe Martel, Université Paul-Valéry-Montpellier 3, Iiac/Lahic,
Paris
Parler du pays
Arnauld Chandivert, CERCE
Quelle autorité pour l’ethnographie du patrimoine ? Pas de deux
et passes d’armes entre enquêteur et passeurs
Jean-Louis Tornatore, Université Paul Verlaine - Metz ,
Iiac/Lahic, Paris
Mais que se passe(nt)-il(s), au juste ? Sur la relation au passé
(patrimoine, mémoire, histoire, etc.) et ses amateurs
Véronique Dassié, Julie Garnier, Université de Tours, Citeres
(UMR 6173)
La
figure du chercheur comme personne-ressource dans la mise en
patrimoine des mémoires de l’immigration à l’échelle
régionale
Vendredi 9 octobre 2009
Politiques et spectacles de la représentation
9h 30 – 12h 30
Marc Coulibaly Institut d’études politiques, Lausanne
Le Festival des masques de Dedougou (Festima). Expérience d’une
revalorisation de la « tradition » avec ses dilemmes au Burkina-Faso
Magali Demanget Cerce
Quand le secret devient parure. Les passeurs de chamanisme chez
les Indiens mazatèques (Mexique)
Nicolas Puig Ird-Urmis
Ecouter les vivants, enregistrer les mourants. Politiques de la
collecte et médiations locales au Caire
Véronique Moulinié Cnrs-Iiac/Lahic, Paris
Un passé polyphonique : la patrimonialisation de l’exode des
républicains espagnols de 1939
14h 30 – 17h 30
Manon Istasse Université Libre de Bruxelles
Institutions patrimoniales et associations locales. L’émergence
de nouveaux passeurs à Fès (Maroc)
Sylvie Sagnes Cnrs-Iiac/Lahic, Paris
Les spécialistes du costume en Arlésie
Bénédicte Brac de la Perrière Centre Asie du Sud-Est. Cnrs-Ehess,
Paris
Le voyage de Ko Win Hlain, médium d’esprits en Birmanie, au musée des
Arts Premiers
Raluca Nagy Université Libre de Bruxelles
Les migrants en tant que médiateurs culturels/passeurs de culture dans
un contexte de tourisme rural
contact: cerce@univ-montp3.fr ;
ciarcia.gaetano@wanadoo.fr
Colloque
NÉO-RITUALISATIONS
ET
CONSTRUCTION DES IDENTIFICATIONS COLLECTIVES
Montpellier, 2-3 octobre 2008
Colloque international organisé par le CERCE (Centre d’Etudes et de
Recherches Comparatives en Ethnologie, université Montpellier III, EA 3532)
avec le soutien de la MSH Montpellier-Méditerranée et de l’Institut
Universitaire de France.
Le colloque vise à interroger le développement accéléré dans les
sociétés contemporaines d’un ensemble d’activités rituelles dont les référents
ne sont plus des figures religieuses au sens strict, mais qui, par-delà leur
diversité, ont pour objet de donner à voir une identité collective (nationale,
ethnique, communautaire, etc.) représentée comme identité culturelle.
Le phénomène, désormais global, concerne les sociétés occidentales
aussi bien que post-coloniales. On peut évoquer, pour ne mentionner que le cas
français, les effets du processus de patrimonialisation qui avait déjà conduit
à la remise en scène de cérémonies locales anciennes (redécouvertes ou
revitalisées), et qui s’étend désormais à la création de fêtes nouvelles
centrées sur la célébration des cultures rurales, ainsi qu’à innombrables
manifestations par lesquelles sont constituées en spectacle mémoriel les
pratiques agricoles ou artisanales jugées emblématiques d’une identité locale.
En milieu urbain, c’est également sous forme rituelle et néo-carnavalesque que
les différentes « fiertés » affirment la singularité de groupes se
présentant comme communautés de culture. Ces manifestations ont en commun
d’attirer un vaste public allant bien au-delà des groupes concernés, et de
faire recours aux ressources spécifiques de l’activité rituelle tout en puisant
largement dans un répertoire de valeurs et de dispositions
globalisé.
Dans de très nombreuses sociétés post-coloniales sont apparues depuis
les indépendances des néo-ritualisations séculières qui ont constitué un
élément central du dispositif de construction des identités nationales comme
identités culturelles. En Mélanésie par exemple, les festivals d’art et de
culture donnant à voir une « coutume » nationale folklorisée furent
un des instruments privilégiés par les Etats de la région pour la diffusion
d’un sentiment d’appartenance collective et d’unité nationale. La sacralisation
par l’Etat des cultures nationales a ouvert la voie au niveau local à de
multiples célébrations des traditions souvent mises au service de la
légitimation (en termes culturels) des revendications autonomistes ou
séparatistes. Mais parallèlement à ces usages politiques de la culture,
d’autres formes de néo-ritualisations sont apparues où se profile une
conversion du rapport aux traditions, désormais envisagées comme
« culture » et aussi, tendanciellement, comme spectacle. La relance
actuelle de certaines cérémonies traditionnelles est un de ces phénomènes, qui
s’inscrit dans un contexte marqué à la fois par la marchandisation généralisée
des échanges et l’apparition de l’ethno-tourisme ou de l’éco-tourisme
patrimonial (orienté vers un marché international mais aussi intérieur).
Il s’agira, entre autres, d’examiner les effets sur les communautés locales de
ces innovations ou de ces changements d’orientation de l’activité rituelle,
notamment lorsque la reproduction sociale de celles-ci repose en partie sur la
mise en spectacle de performances rituelles devenues ressources économiques.
Outre les revivals de rites anciens où certains auteurs ont cru voir des
formes d’ « indigénisation de la modernité » (Sahlins), on
s’intéressera également à la production de rituels nouveaux, entretenant un
rapport à la tradition et à l’autochtonie de nature à répondre aux nouvelles
demandes de « biens du salut » en provenance des couches moyennes
locales, comme dans le cas du phénomène « néo-indien » en Amérique
latine (Galinier et Molinié, 2006).
Les différentes communications présentées lors du colloque permettront
d’aborder dans une perspective comparative un ensemble de questions parmi
lesquelles :
- les conditions de l’efficacité symbolique de ces célébrations de la
« culture » : rôle de la forme rituelle ainsi que des processus
concourant à l’instauration et la mise hors de doute des croyances ;
- une interrogation sur l’autorité spécifique attribuée aux agents
engagés dans la production et la mise en scène des identités collectives, et
sur les conditions dans lesquelles ces productions sont reçues, reconnues comme
légitimes et réappropriées (ou non) par les groupes concernés ; on
tentera notamment de préciser la définition des différentes catégories de
producteurs symboliques (leur formation, leur trajectoire, leurs dispositions,
leurs relations mutuelles) et d’examiner ce que leurs discours et leurs
pratiques doivent aux positions sociales et institutionnelles qu’ils occupent,
comme à leurs interactions avec les différents champs politico-administratifs,
universitaires, artistiques ou intellectuels ;
- le rapport de ces néo-rituels identitaires avec les transformations
actuelles du champ religieux, où les nouveaux mouvements religieux
(pentecôtistes notamment) sont eux aussi producteurs de formes rituelles
renouvelées et de communautés de croyants d’un genre nouveau où se poursuit une
quête (individualisée) du Salut ;
- le rapport des néo-ritualisations au politique : les
célébrations de la culture apparaissent de plus en plus souvent susceptibles de
prendre sens en dehors de la poursuite des objectifs politiques propres aux
nationalismes ethno-culturels, aux régionalismes et aux fondamentalismes
culturels de tous ordres pour s’inscrire dans le cadre d’une marchandisation
généralisée de la culture et d’une individualisation des rapports sociaux.
L’examen de ce découplage du lien entre culture et politique, qui ne
s’accompagne pas – bien au contraire – d’une désacralisation de la culture et
du patrimoine, est également une des pistes à explorer dans le cadre de ce
colloque.
PROGRAMME
9h00 : accueil des participants, allocutions d’ouverture de Mme Anne Fraïsse, présidente de l’université Paul-Valéry et de M. Gérard Ghersi, directeur de la Maison des Sciences de l’Homme de Montpellier.
9h30 : Alain BABADZAN (CERCE, Montpellier, IUF) : Néo-ritualisations
et sacralisation des « cultures ».
10h15 : Antoinette MOLINIE (CNRS, LESC, Paris X) : Le
néo-culte solaire au Cuzco : la nationalisation et la mondialisation d’une
tradition.
11h00 : Olivier HERRENSCHMIDT (LESC, Paris X) Conserver,
déplacer, supprimer des pratiques rituelles (Inde du Sud).
Déjeuner-buffet (à la MSH-Montpellier, 7 rue Abbé de l’Epée)
Atelier 1
Laurent DOUSSET (CNRS, CREDO, Marseille) : Quand les
juges deviennent maîtres de cérémonies : la mise en scène de l'authenticité
culturelle devant les tribunaux dans le cadre des revendications foncières
aborigènes (Australie).
Boris CHICHLO (CNRS, MNHN) : Koulikovo : un lieu cultuel
du pouvoir pour la Nouvelle Russie
Phuong Ngoc NGUYEN (CNRS, IRSEA) : Le culte des rois Hùng,
ancêtres fondateurs : une mise en scène de l’identité nationale au
Vietnam.
Benoît CARTERON (Université Catholique de l’Ouest, Angers) : La
cérémonie du Mwâ Kââ en Nouvelle-Calédonie : l’instauration incertaine
d’une « communauté de destin ».
Atelier 2
Olivier LESERVOISIER (Université Lyon II) : Des néo-rituels
non consensuels : les enjeux de l’appropriation des symboles de la
chefferie par les groupes d’origine servile haalpulaar (Mauritanie)
Joël NORET (FNRS, Belgique) : Egun. La construction rituelle
de l’identité yoruba dans le Bénin méridional.
Yazid BEN HOUNET (LAS et Université Paris VIII) : Les waʽda(s)
comme moments politiques : entre tradition et néo-ritualisation
Mélanie VANDENHELSKEN (CERCE) : La mise en scène de l’unité
ethnique au Sikkim (Himalaya, Inde)
20h00 : dîner offert aux intervenants (au centre ville)
MATIN, 9h30 : Patrimonialisation et mise en scène des cultures
: 2 ateliers en parallèle (à la MSH-Montpellier)
Atelier 1
Michael HOUSEMAN (EPHE, Paris) : Penser les rituels New Age et
néo-païens
Maïté BOULLOSA (Université d’Amiens) : La mise en scène de
l’indianité à Amaicha et Quilmes (Nord-Ouest argentin)
Astrid de HONTHEIM (Université
Libre de Bruxelles et Université de Mons-Hainaut) : La
mise en scène de « la culture asmat » : comment divertir les
étrangers à la fête culturelle d’Agats (Nouvelle-Guinée).
Eric JOLLY (CNRS) : Des Dogon mythifiés au service de la
production de contre-cultures planétaires.
Emma GOBIN (LESC et Université de Poitiers) : La mise en scène
des rituels afro-cubains à La Havane.
Atelier 2
Isabelle JONVEAUX (EHESS-Università di Trento) : Patrimonialisation
des monastères : nouvelles pratiques et nouvelles réponses des moines.
Chiara BORTOLOTTO (LAHIC-EHESS) : Enjeux religieux et
politiques dans la patrimonialisation de la fête de sainte Lucie à
Syracuse (Sicile)
Carlo A. CELIUS (CELAT,
Université Laval, Québec) : Le vodou haïtien : patrimonialisation
et dynamique de restructuration
Arnauld CHANDIVERT (CERCE) : Les mondes ruraux et leurs
patrimoines : entre néo-ritualisations et promotion territoriale
Gaetano CIARCIA (CERCE) : Une nouvelle croyance patrimoniale
mondialisée : l’immatériel.
Déjeuner-buffet (à la MSH-Montpellier, 7 rue Abbé de l’Epée)
APRES-MIDI, 14h00 : Festivals et lieux de mémoires ritualisés :
2 ateliers en parallèle (à la MSH-Montpellier)
Atelier 1
Florence GRAEZER-BIDEAU (Université de Lausanne) : La
renaissance des associations de danse du yangge en Chine contemporaine :
l’exemple du festival de Miaofeng shan près de Pékin.
Marion LIEVRE (CERCE) : La « Journée Nationale
Rom » en Roumanie
Paul PANDOLFI (CERCE) : Les révoltes touarègues mises en scène
(Sahara central)
Jacinthe LAUZE (CERCE) : Le festival culturel aborigène de Garma
(Terre d’Arnhem, Australie)
Atelier 2
Marc TABANI (CNRS, CREDO, Marseille) : Les cérémonies
annuelles du 15 février à Tanna (Vanuatu)
Magali DEMANGET (CERCE) : Les défunts sur scène :
concours de tradition chez les Indiens Mazatèques, Mexique.
Bernard SALQUES (CERCE, Archives départementales de l’Aude) : Le
Cathare, l’ « Apôtre » et le vigneron. Genèse d’un sentiment
régional et célébration des événements sociaux de 1907.
Caroline WALLIS (CERCE) : La célébration du Newroz par les
populations kurdes du Moyen-Orient et de la diaspora.
Séminaire CERCE-MSH
PRODUCTION
CULTURELLE DU PATRIMOINE ET DU TERRITOIRE EN LANGUEDOC-ROUSSILLON
Programme 2008-2009
Lundi
20 octobre, 14 h
Philippe
Martel (chargé de recherche, CNRS, REDOC, UMR 5475, Montpellier), Etienne Hammel
(ancien chargé de mission au catalan et à l’occitan au Conseil régional du
Languedoc-Roussillon) :
Les
langues régionales en proie au patrimoine.
Lundi 17
novembre, 14 h
Samuel
Villevieille (chargé de mission au patrimoine maritime au Conseil Général des
Pyrénées Orientales, Perpignan), Jacques Centelles (océanographe, ancien
président de l’ASAME, Association des amis de la mer et des eaux, Banyuls) :
Le
patrimoine maritime des Pyrénées orientales, un héritage commun aux Catalognes
du Sud et du Nord.
Lundi 8
décembre, 14 h
Magali
Demanget (maîtresse de conférences en ethnologie, université Montpellier 3,
CERCE, EA 3532), Philippe Soguel (distillateur, membre de l’Association « Les
Routes de la lavande », Nyons) :
La lavande
est-elle un patrimoine ? Regards croisés autour de la lavandiculture et du
projet de territoire « Les routes de la lavande ».
Mardi 20
janvier, 14 h30
Projection
de la série de documentaires réalisés dans le cadre du programme
Les archives du sensible sur les « passeurs de territoire » dans
le Parc Naturel Régional de la Narbonnaise en Méditerranée en présence de
Christian Jacquelin (conseiller à l’ethnologie à la Drac Languedoc-Roussillon,
Montpellier), Luc Bazin, (réalisateur unité audiovisuelle, Pascal, Conseil
Général de l’Hérault, Montpellier).
Mardi 24
février, 14 h30
William
Genyies (chargé de recherche CNRS, CEPEL, UMR 5112, Montpellier), Nicolas Gouzy
(directeur du Centre d’études cathares, Carcassonne) :
L’invention du pays cathare.
Mardi 17
mars, 14h30
Véronique
Moulinié (chargée de recherche CNRS, Lahic, UMR 8177, Carcassonne), Marianne
Petit (directrice du projet « Musée-Mémorial du Camp de Rivesaltes », Conseil
Général des Pyrénées Orientales, Perpignan) :
La mémoire
de la Retirada.
Mardi 20
avril, 14h30
Sylvie Sagnes
(chargée de recherche CNRS, GARAE, Ethnopôle, Carcassonne), Henri Maquet,
(musicien, Arles) :
La guerre
des langues : quand la Provence part en croisade contre les Occitans.
Toutes les
séances auront lieu à la MSH, 17 rue de l’Abbé de l’Epée. Entrée libre.
Colloque
MUSIQUE ET
GLOBALISATION
Montpellier, 21 et 22 octobre
2008
Organisé
par le CERCE et le RIRRA21, Université Paul Valéry-Montpellier
3
avec
l’aide de la Région Languedoc Roussillon et du Ministère de la Culture (DRAC) et
du Pôle Universitaire Européen, en collaboration avec le Théâtre de la
Vignette
sous la
direction de Jacques Bouët et Makis Solomos
Mardi 21
octobre
9h00
Allocutions
de Patrick Gilli (vice-président du conseil scientifique de l’Université Paul
Valéry-Montpellier 3), Marie-Ève Thérenty (directrice du RIRRA21), Alain
Babadzan (directeur du CERCE)
Ouvertures :
« Les musiques locales, les musiques contemporaines et la globalisation » (J.
Bouët, M. Solomos)
9h30-12h30
Jean During
(CNRS) : « Le formatage de l’oreille du monde »
Julie Brown (Royal Holloway, University of London) : « Hearing
Bartók »
Laurent
Aubert (Musée d’ethnographie de Genève) : « Nouveaux objets, nouveaux enjeux :
repenser l’ethnomusicologie »
Makis Solomos
(Université Paul Valéry-Montpelier 3) : « Xenakis, du Japon à
l’Afrique »
14h30-18h
Claude
Chastagner (Université Paul Valéry-Montpelier 3) : « Beatles, Bhangra et
Bollywood »
François
Borel (Université de Neuchatel/Musée d’ethnographie de Neuchatel) : « Musiques
touarègues : de la tradition au “Blues des hommes bleus” »
Philippe
Lalitte (Université de Bourgogne) : « Le tempérament “équitable” de La Monte
Young »
Julien Mallet
(IRD) « Circulations, confluences, globalisation... Le tourbillon des influences
dans la constitution d’une jeune musique, le tsapiky de Tuléar
(Madagascar) »
19h. Concert (Théâtre de la
Vignette)
Carte blanche
à Trân Quang Hai (Atelier-Concert de chant diphonique, guimbardes, cuillères) et
à Jean During (répertoire pour luth – târ d'Iran – et vièle sorud
–Balouchistan)
Colloque CNRS- MSH
Montpellier, 16, 17 et
18 février 2006
Présentation
Ce colloque
est l’aboutissement d’un programme interdisciplinaire de recherche, conduit en
2003 et 2004 dans le cadre de la préfiguration de la Maison des Sciences de
l’Homme de Montpellier Dynamique des interactions euro-méditerranéennes.
Identités, territoire, développement, formellement crée le 23 septembre 2005.
Des ethnologues, des historiens, des psychologues, des littéraires, des
analystes du discours ont travaillé en commun autour des processus de
catégorisation et de stéréotypisation de l’altérité. Inhérents aux opérations de
pensée, établis dans le système de la langue et rejoués sans cesse dans les
discours, ces processus intéressent la plupart des sciences humaines dans leur
champ propre. Ils les concernent aussi par les préjugés qu’ils mobilisent,
toujours au détriment de l’intercompréhension et avec des effets sociaux qui
peuvent conduire au pire. C’est toutefois dans le domaine scientifique plus que
dans celui des impacts sociaux que les travaux se situent.
Le projet
vise à tirer parti de la diversité des approches d’un même phénomène pour
avancer, par le biais de croisements transdisciplinaires, dans la connaissance
des déterminations historiques, sociales, politiques ou culturelles et dans la
compréhension des processus perceptifs et cognitifs mis en jeu. On a convenu
d’ouvrir le colloque à d’autres chercheurs, conduits par leurs propres travaux à
explorer la même problématique. On souhaite que la rencontre soit l’occasion de
collaborations nouvelles dans cette recherche collective et ses développements à
venir.
Les discours
étudiés concernent les situations « coloniales » au sens large ; la « colonie »
étant comprise, conformément à la norme lexicale, comme le fait d’un « groupe de
personnes originaires d’un lieu et vivant dans un autre ». Les échanges, les
formes diverses de collaboration, d’association, d’intégration, ou à l’inverse
les tensions, les conflits, les affrontements identitaires voire les exclusions,
toutes ces situations de contacts conduisent aux multiples figures de la
« dialectique du même et de l’autre ». Aussi les discours produits dans les
contextes coloniaux en sont-ils souvent exemplaires. L’intérêt d’une analyse des
processus qui aboutissent à des catégorisations et à des représentations
stéréotypées de l’altérité n’est pas seulement historique. Récusées, dénoncées,
ces élaborations sont néanmoins reprises et réaménagées par le sens commun. Les
polémiques présentes sur les réactivations ou les contestations de la mémoire
coloniale témoignent suffisamment de cette emprise. La perception de l’altérité
ne se borne pas aux idées reçues. Elle informe aussi la production des
connaissances en sciences humaines. Interroger sur ce point les sciences
humaines, c’est analyser comment des discours du « savoir-pouvoir » ont pu
légitimer des processus de stéréotypisation des « autres coloniaux » au sein
même du champ scientifique. Ce qui invite à une réflexion critique et
épistémologique sur la constitution des disciplines. Dans cette perspective, il
ne s’agit plus d’étudier le stéréotype en lui-même et pour lui-même, mais
d’analyser les usages et les enjeux des « instruments de pouvoir » que sont les
stéréotypes dans des temporalités et des champs différents.
Parler des
autres c’est aussi parler de soi, et ces images en miroir informent sur les
fondements de la société et de la culture où circulent les représentations. Les
élaborations de l’altérité au filtre de catégorisations et de stéréotypisations
simplificatrices renseignent sur la manière dont l’émetteur construit sa propre
identité. Ce qui vaut pour les sociétés dominantes comme pour les dominées ; et
conduit à réfléchir sur le paradoxe où des images stéréotypées sont assumées,
parfois revendiquées, par ceux à qui d’autres les avaient
appliquées.
Plus de
renseignements sur : http://mshm.univ-montp3.fr/rubrique.php3?id_rubrique=28