MEYERS Jean

Professeur de langue et littérature latines
 


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-  Membre du GRAA (Groupe de recherche sur l’Afrique Antique)

Domaines de recherches :
littérature médiévale, latin carolingien et poésie latine du Moyen Age.

Principales publications :


Ouvrages :

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-   Les errances de Frère Félix, pèlerin en Terre sainte, en Arabie et en Égypte (1480-1483), tome 3 . Texte latin, traduction, introduction et notes sous la direction de Jean Meyers et Nicole Chareyron, Montpellier : Presses universitaires de la Méditerranée, 2008, 300 p. (Publication du CERCAM).

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"Félix Fabri, arrivé pour la seconde fois à Jérusalem, y poursuit son pèlerinage sous l’égide des Franciscains du mont Sion. Ce troisième tome ne couvre que les 14 et 15 juillet 1483, mais ces deux journées occuperont autant de place dans la vie spirituelle du Dominicain que dans son récit de voyage. Arpentant les chemins de Jérusalem et de sa mémoire dans une errance infatigable, le pèlerin nous décrit, avec un luxe inouï de détails, la cité médiévale et ses coutumes. Il joue le guide pour ses frères restés au monastère d’Ulm et pour nous, à qui il fait découvrir les Lieux saints tels qu’ils s’offraient à ses yeux à l’automne du XVe siècle. Il apporte ainsi sa pierre, magistrale, à l’édifice des témoignages d’une nuée de pèlerins qui se sont succédés là. Et sa Jérusalem, réelle ou mémorielle, antique ou actuelle, mérite qu’on la visite à ses côtés. Curieux jusqu’à la fascination, Frère Félix se perd avec délices dans le dédale des ruelles, contemplant des vestiges antiques ou saisissant des scènes sur le vif. Il ressuscite une ville reliquaire dont chaque pierre, chaque édifice conte une histoire. Critique, il récuse l’imagerie fautive des peintres ou les allégations hasardeuses de ses prédécesseurs. Au fil des Errances, tous ces aspects surgissent, focalisés par le savant passionné d’histoire biblique, l’érudit épris d’archéologie, l’homme attentif aux sensations nouvelles et aux coutumes de l’autre.
Dans ce volume, le lecteur moderne trouvera un document d’une extraordinaire richesse sur la Jérusalem médiévale et sur les pérégrinations d’un amoureux de Terre sainte à la fin du XVe siècle."










-   Les miracles de saint Étienne. Recherches sur le recueil pseudo-augustinien (BHL 7860-7861), avec édition critique, traduction et commentaire . Études du groupe de recherches sur l’Afrique Antique (le GRAA). Turnhout : Brepols, 2006, 392 p. (ISBN 978-2-503-52422-1).

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« Le recueil des Miracles de saint Étienne (BHL 7860-7861), annexé le plus souvent aux manuscrits des œuvres de saint Augustin, est un petit ouvrage écrit vers 425 à la demande de l’évêque Evodius, ami et correspondant d’Augustin, par un clerc d’Uzalis, petite cité proconsulaire qu’on a pu situer définitivement au nord de Carthage, près de Bizerte. Il relate en deux livres au ton assez différent les miracles opérés par des reliques du protomartyr à leur arrivée dans la ville. Il s’agit là d’un document exceptionnel : d’une part, il contient déjà en germe toutes les caractéristiques du genre hagiographique du libellus miraculorum, promis à un immense développement au moyen âge, et d’autre part, il présente une théologie du miracle assez différente de celle d’Augustin et révèle l’état d’esprit des clercs dans une communauté chrétienne d’Afrique contemporaine de l’évêque d’Hippone. Il donne aussi de précieux renseignements sur la vie et le langage des couches modestes de la population dans une petite cité africaine, et sur certains aspects de la société aristocratique de Carthage à la veille de l’invasion vandale. Ce livre, qui comprend une édition critique du texte, fondée sur la collation de 21 manuscrits et accompagnée d’une traduction commentée, propose aussi une série d’études particulières, qui visent à replacer l’œuvre dans son contexte historique, théologique, littéraire et linguistique. Il voudrait ainsi montrer tout l’intérêt que présente le De miraculis pour l’histoire des mentalités et pour l’histoire sociale de l’Afrique tardive et contribuer aussi à éclairer le rôle qu’ont tenu les miracula post mortem dans la théologie du miracle, dans la diffusion du culte des saints et dans la formation des genres hagiographiques. »








-   Félix Fabri. Les errances de Frère Félix, pélerin en Terre sainte, en Arabie et en Égypte (1480-1483). Tome I : Premier et deuxième traités. Université Paul-Valéry, Publ. du CERCAM, Montpellier, 2000, 438 p.

-   Félix Fabri, Les errances de Frère Félix, pèlerin en Terre sainte, en Arabie et en Égypte (1480-1483), T. II : Troisième et quatrième traités , Texte latin, introduction, traduction et notes sous la direction de J. Meyers et N. Chareyron, Université Paul-Valéry, Publ. du CERCAM, Montpellier, 2003, 453 p.

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-   Chronique des temps mérovingiens : livre IV et continuations / Frédégaire  ; texte latin selon l’éd. de J.-M. Wallace-Hadrill ; trad., introd. et notes par Olivier Devillers et Jean Meyers. Turnhout : Brepols, 2001, 284 p.
La chronique de l’auteur connu sous le nom de Frédégaire est une source essentielle pour la connaissance des règnes mérovingiens. Le chroniqueur a pourtant été longtemps méprisé : sa langue était considérée comme barbare, et ses qualités d’historien étaient jugées de piètre valeur. Les recherches récentes ayant renouvelé l’étude de cette période, on a voulu tirer de l’oubli un auteur trop longtemps mal compris. Le lecteur trouvera donc ici, accompagnée du texte latin (selon l’édition de J.M. Wallace-Hadrill) et d’une abondante annotation, la traduction de la partie originale de la chronique et de ses continuations carolingiennes, qui poursuivent le récit jusqu’en 768. Une introduction substantielle défend l’hypothèse d’un chroniqueur unique écrivant vers 660, situe la chronique dans son contexte historique et l’appréhende à la fois comme une œuvre d’histoire et de littérature. Une étude spéciale est consacrée à la langue de l’auteur, témoin des mutations que connaît le latin au milieu du VIIe siècle. Olivier Devillers est un spécialiste d’historiographie romaine et Jean Meyers de langue et de littérature latines du Haut Moyen Âge. L’un et l’autre enseignent à l’Université Paul Valéry (Montpellier III).

-   Le classicisme lexical dans la poésie de Sedulius Scottus. Genève : Droz, 1994, 327 p.

-   Sedulius Scottus, Carmina : index verborum, listes de fréquence, relevés grammaticaux. Liège : C.I.P.L, 1989, vii, 266 p.

-   L’art de l’emprunt dans la poésie de Sedulius Scottus. Paris : Les Belles lettres, 1986, 220 p.


Articles récents :

-  "L’image de Néron dans le Commentaire à l’Octavie de Nicholas Trevet (XVIe s.)", in Pouvoirs des hommes, pouvoir des mots, des Gracques à Trajan. Hommages au Professeur Paul Marius Martin. Textes rassemblés et édités par Olivier Devillers et Jean Meyers. Louvain : Éditions Peeters, Bibliothèque d’Études classiques, 2008, pp. 567-579.

-  « Les voyages de Frère Félix Fabri en Orient (1480-1483). Projet de traduction et de réédition du texte latin », dans Anabases 1, 2005, p. 272-277.

-  « L’Églogue de Théodule : ‘démonisation’ ou ‘sacralisation’ de la mythologie », dans L’allégorie de l’Antiquité à la Renaissance, Actes du colloque international tenu à l’Université Paul-Valéry, Montpellier, 10-13 janvier 2001, Paris, Champion, 2004 p. 335-347.

-  « La comtesse Dhuoda et son Liber Manualis (IXe siècle) : portrait d’une mère dans la solitude », dans Autour de Nîmes et de sa région, Textes réunis sous la dir. de C. Bernié-Boissard et D. Julien, Paris, L’Harmattan, 2004, p. 191-224.

-  « Les Versus de hirundine de Radbod et leurs sources », dans Retour aux sources. Mélanges Michel Parisse, Paris, Picard, 2004, p. 803-810.

-  « La figure du vieillard dans les Élégies de Maximien : autobiographie ou fiction ? », dans L’Ancienneté chez les Anciens, Actes du colloque international tenu à l’Université Paul-Valéry, Montpellier, 22-24 novembre 2001, Études réunies par B. Bakhouche, Université de Montpellier III, T. II, 2003, p. 697-715.

-  « Un copiste carolingien au travail. Remarques sur le texte du De miraculis sancti Stephani dans le manuscrit d’Orléans, Bibl. municipale 337 (285) », dans Hommages à Carl Deroux, T. V : Christianisme et Moyen Âge, Néo-latin et survivance de la latinité, éd. par P. Defosse, Bruxelles, 2003 (Coll. Latomus, 279), p. 184-195.