MOTS-CLÉS 1) Shakespeare, William 2) Alls Well That Ends Well 3) Analyse textuelle 4) Lettre 5) Citation erronée 6) Painter, William 7) Malone, Edmund 8) Premier in-Folio RÉSUMÉ Dans le théâtre de Shakespeare, il arrive à loccasion quune lettre deux fois citée ne le soit pas dans les mêmes termes la seconde fois, ce qui a incité certains critiques, comme Edmund Malone, à taxer Shakespeare de négligence grossière. Ce genre décart se produit dans Tout est bien qui finit bien: cest le cas de la lettre de Bertram à Helena (elle la lit à deux reprises: III.2.58-61, V.3.312-13) fixant les conditions dune future vie commune. Lune des conditions, concernant lanneau, est seulement formulée différemment; mais lautre, à savoir quHelena doive présenter un enfant conçu avec Bertram, comme dans la source de Shakespeare (The Palace of Pleasure de Painter) est ensuite transformée, exigeant alors quHelena soit enceinte. On pourrait attribuer cette différence à un défaut de mémoire chez Helena--en supposant quelle cite de mémoire. Mais lécart pourrait aussi être délibéré, Shakespeare désirant souligner la reconnaissance par Bertram que ses conditions ont été suivies dans lesprit, sinon à la lettre. Cependant, certains signes convaincants révèlent une révision par lauteur. Le laps de temps réduit, dans le texte shakespearien, à la différence de celui de Painter, ne laisse pas un espace narratif suffisant pour la durée de la grossesse et de la naissance. Sen étant plus tard aperçu, Shakespeare reformula la lettre et--soit négligence de sa part, soit erreur dun scribe--sa version originale ne fut pas modifiée. Un autre problème subsiste, qui paraît insoluble: Helena doit-elle vraiment dire etc (V.3.313), ou sagit-il dune interpolation? (DT) |