DonBEECHER

The Book of Wonders of Nicolas Monardes of Seville

Cahiers élisabéthains, No.51 (April, 1997), pp. 1-14

INDEX TERMS

1) Monardes, Nicolas 2) La Historia, 1574 3) Frampton, John
4) materia medica 5) Mirabilia 6) Herbs (New World)
7) Pharmacognosy

In an early work published in 1536 Monardes showed a preference forGreco-Roman medicinal sources and favoured native Iberian peninsula medicinalplants over West Indian imports. But, in his Historia (1574) heclaims he had been collecting New World plants for 40 years. His changeof opinion may be said to be due to travellers' persuasive accounts ofthe medicinal value of New World plants; the influence of a doctrine ofnature giving priority to the clinical adoption of foreign simples; conclusionsdrawn from experimentation involving his patients; opportunities for commercialexploitation of the new drugs; and new-found appreciation for the resourcesof Spanish America and their capacities to rival the imports of Portugal,Venice, and Genoa. The desire to reach a non-specialist readership incitedhim to publish his treatise in the vernacular. That he had not publishedhis findings before may have been due to his desire to remain silent aboutthe exotica upon which he had based a lucrative medical practice in Seville.

(CE)

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Cahiers élisabéthains,No. 51 (Avril, 1997), pp. 1-14

MOTS-CLÉS POUR INDEXATION

1) Monardes, Nicolas 2) La Historia, 1574 3) Frampton,John
4) materia medica 5) Mirabilia 6) Plantes médicinales(Nouveau Monde)
7) Pharmacognosie

Dans une oeuvre de jeunesse publiée en 1536, Monardes faisaitmontre d'une préférence pour les sources médicinalesgréco-romaines, et tenait pour supérieures les vertus desplantes médicinales de la péninsule ibérique en comparaisonavec celles importées des Indes occidentales. Cependant, dans sonHistoria (1574), il prétend collectionner depuis quaranteans des plantes du Nouveau Monde. On peut attribuer ce changement d'opinionà divers facteurs: les récits convaincants de voyageurs surles vertus des plantes du Nouveau Monde; l'influence d'une doctrine dela nature donnant la primauté à l'usage clinique des produitsimportés; les conclusions de ses expériences sur les malades;les possibilités d'exploitation commerciale des médicamentsnouveaux; un engouement récent pour les ressources des territoiresespagnols en Amérique et la confiance en leur capacité àrivaliser avec les produits importés de Portugal, de Venise et deGênes. Le souci d'être lu par un public non-spécialisél'incite à publier son traité en langue vernaculaire. Lechoix de publier ses découvertes à une date tardive peutavoir été motivé par son désir d'entourer demystère l'exotisme lucratif de son cabinet médical àSéville.

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Patricia DORVAL

Gazing through the Peephole of Rhetoric

Shakespearean Trompe l'oeil Then and Now

Cahiers élisabéthains, No.51 (April, 1997), pp. 63-75

INDEX TERMS

1) Shakespeare, William 2) Rhetoric 3) Painting
4) Representation (theatrical) 5) Film 6) Trompe-l'oeil
7) Ostension 8) Violence 9) Macbeth

Like the painter, the dramatist holds a mirror up to nature. Confrontedwith the limitations of the Elizabethan--as also of the modern--stage,both dramatist and stage director are, however, obliged to cast a veilover the signs, thus masking the literal and conjuring up the figural,presenting these signs under another guise of suggestive ressemblance.Signs are turned, `troped', so to speak, into something else by the powerof metaphor, symbol, allegory, metonymy, metalepsis, synecdoche, synesthesia,etc., thus leading the spectator to `the door of truth' while restraininghim on the threshold of perception, never quite allowing him a full viewingof stage events.

(PD)

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Cahiers élisabéthains,No. 51 (Avril, 1997), pp. 63-75

MOTS-CLÉS POUR INDEXATION

1) Shakespeare, William 2) Rhétorique 3) Peinture
4) Représentation théâtrale 5) Film 6) Trompe-l'oeil
7) Ostension 8) Violence 9) Macbeth

L'art du dramaturge, comme celui du peintre, est de tendre àla nature un miroir, et pourtant, confronté aux limites de la scèneélisabéthaine (mais aussi de la scène moderne), ledramaturge, au même titre que le metteur en scène, sont immanquablementamenés à jeter un voile sur les signes, révoquantla littéralité au profit du sens figuré, présentantles signes sous des atours différents et pourtant ressemblants,en recourant au pouvoir de métamorphose des tropes, tels la métaphore,le symbole, l'allégorie, la métonymie, la métalepse,la synecdoque ou encore la synesthésie, conduisant le spectateurjusqu'aux portes de la vérité tout en le maintenent au seuilde la perception sans jamais lui offrir de vision intégrale desévénements qui se déroulent sur la scène.

(PD)

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Jacky MARTIN

"Une Critique est une critique est une critique..."

A propos de Pour une critique des traductions: John Donne d'AntoineBerman

Cahiers élisabéthains, No.51 (April, 1997), pp. 93-9

INDEX TERMS

1) Translation 2) Donne, John 3) Berman, Antoine

4) Fuzier, Jean 5) Denis, Yves

In Pour une critique des traductions: John Donne, Antoine Bermanhas conceived one of the most sophisticated and effective conceptual modelsto formalise a previously ill-defined area of Translation Studies--Translationcriticism. Considering this discipline as the revelation of the internalpotentialities of a literary work through the prism of another culture,he takes Denis/Fuzier's translations of Donne as a negative example. Thepresent review attempts to reconcile Berman's insightful theoretical conceptswith what is considered a misreading of Denis/Fuzier's Donne. To achievethis aim, Berman's Benjaminian vision of translation as progressive deploymentis replaced by Meschonnic's idea of translation as a diachronic successionof literary encounters to be assed according to the richness of the elementsbrought into play.

(J.M.)

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Cahiers élisabéthains, No.51 (Avril, 1997), pp. 93-9

MOTS-CLÉS POUR INDEXATION

1) Traductions 2) Donne, John 3) Berman, Antoine
4) Fuzier, Jean 5) Denis, Yves

Dans son Pour une critique des traductions: John Donne, AntoineBerman a conçu l'un des plus brillants et plus efficaces modèlesconceptuels pour formaliser un domaine autrefois mal défini desÉtudes Traductologiques: la Critique des Traductions. Considérantcette discipline comme le révélateur des potentialitésde l'oeuvre littéraire vue à travers le prisme d'une autreculture, il choisit la traduction de Donne par Denis et Fuzier comme contre-exemple.Cette revue critique tente de réconciier les visées théoriqueslumineuses de Berman avec ce qui semble bien être une perceptionerronée de la traduction de Donne. Pour ce faire, la pereption benjaminiennede la traduction comme déploiement progressif à laquelleBerman fait appel est remplacée par une conception fondéesur les propositions énoncées par Meschonnic qui voit latraduction comme un série de rencontres littéraires dontla richesse dépend de l'importances des éléméntsmis en jeu.

(J.M.)

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Jean-Christophe MAYER

Pro Patria Mori--War and Power in the Henriad

Cahiers élisabéthains, No.51 (April, 1997), pp. 29-46

INDEX TERMS

1) Shakespeare, William 2) History plays 3) War
4) Kingship 5) Religion 6) History of ideas
7) State, birth of

War and power are closely associated in the plays of the Henriad. Whenlegitimacy is sought for, local conflicts start bearing the name of `HolyWar.' Mystification and mysticism merge in an attempt to unite the charactersunder one banner, that of sovereignty. After Henry IV's failed projectof a Crusade to the Holy Land, Henry V devises an enterprise which is closerto home. With the aid of the clergy, Henry is able to wage a `just war'on France and lay the short-lived foundations of a nation-state. As inthe other plays of the Henriad, human conflict in Henry V is depictedin its fundamental ambivalence: the social and political unity achievedthrough bloodshed is counterbalanced by the gruesomeness which was broughtabout by a politically expedient state. Deception lies largely at the rootof the national story.

(J-C-M)

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Cahiers élisabéthains, No.51 (Avril, 1997), pp. 29-46

MOTS-CLÉS POUR INDEXATION

1) Shakespeare, William 2) Pièces historiques 3) Guerre
4) Royauté 5) Religion 6) Histoire des idées
7) État, émergence de

La guerre et le pouvoir entretiennent des liens étroits dansles pièces henriciennes de la deuxième tétralogie.La quête incessante d'une légitimité transforme lesconflits locaux en `guerres saintes.' Le mysticisme et la mystifications'associent dans l'espoir d'unir les personnages sous une même bannière,celle de la souveraineté. Après l'échec du projetde croisade vers la Terre Sainte qu'un Henri IV moribond avait appeléde ses voeux, Henri V prépare une aventure qui mènera lesAnglais vers des cieux moins lointains. Fort du soutien du clergé,Henri s'engage donc dans une `guerre juste' contre la France, tout en commençantde poser les fondations éphémères d'un État-nation.Comme 1 et 2 Henri IV, Henri V nous peint la guerre dansson ambivalence fondamentale: l'unité politique et sociale amenéepar la victoire ne parvient pas à évacuer la cruautéd'un conflit qu'un pouvoir opportuniste a désiré. L'histoirenationale se révèle alors en partie une duperie.

(J-C-M)

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Yves PEYRÉ

Deciphering Classical Mythology in Renaissance Drama:

Questions of Methodology

Cahiers élisabéthains, No. 51(April, 1997), pp.15-27

INDEX TERMS

1) Mythology 2) Shakespeare, William 3) Peele, George
4) Kyd, Thomas 5) Marlowe, Christopher 6) Interpretation
7) Intertextuality 8) Irony 9) Methodology

Deciphering and interpreting mythological allusions in Renaissance dramarequires a few methodological precautions. Interpretations should reston an `archaeological' exploration carried out in the light of Renaissancemythographic traditions and literary conventions. The identification ofallusions is guided by the `principle of emergence', which only acceptsmyths that are explicitly referred to in the text. It should take intoaccount indirect and cumulative processes of imitation, the malleable natureof myths that are constantly reshaped by literary creation and, more simply,the Elizabethan spelling of mythological names. The `principle of intersection',which is based on selection, determines the analysis of intertextual links,be they ironical or not, between the dramatic text and the corpus of literaryand visual references to which a given mythological allusion may belong,as well as between the mythological segment quoted and the overall mythit is taken from. In a theatrical text, interpretation is frequently guidedby the dramatic impact of mythological images.(YP)

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Cahiers élisabéthains, No.51 (Avril, 1997), pp. 15-27

MOTS-CLÉS POUR INDEXATION

1) Mythologie 2) Shakespeare, William 3) Peele, George
4) Kyd, Thomas 5) Marlowe, Christopher 6) Interprétation
7) Intertextualité 8) Ironie 9) Méthodologie

Le déchiffrage et l'interprétation des allusions mythologiquesdans les pièces de la Renaissance demande quelques précautionsméthodologiques. L'interprétation reposera sur une explorationde type archéologique menée à la lumière destraditions mythographiques et des conventions d'écriture de la Renaissance.L'identification des allusions est commandée par le `principe d'émergence',qui ne reconnaît que les mythes explicitement convoqués parle texte. Elle doit tenir compte des processus d'imitation indirecte etcumulative, de la plasticité de mythes constamment remodeléspar la création littéraire, mais aussi, tout simplement,de l'orthographe élisabéthaine des noms mythologiques. Le`principe d'intersection', fondé sur la sélection, commandel'analyse des relations intertextuelles, ironiques ou non, premièremententre le texte dramatique et l'ensemble des traditions textuelles ou visuellesauxquelles peut appartenir l'allusion mythologique, deuxièmemententre le segment mythologique cité et la totalité du mythedont il est extrait. Dans un texte théâtral, l'interprétationest fréquemment guidée par l'impact dramatique de l'imagemythologique.

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Robert WILCHER

Double Endings and Autonomous Acts: A Feature of Shakespearian Design

Cahiers élisabéthains, No.51 (April, 1997), pp. 47-61

INDEX TERMS

1) Shakespeare, William 2)A Midsummer Night's Dream
3) The Merchant of Venice 4) Henry V 5) Antony andCleopatra
6) Five-act Structure 7) Genre

Originally written for continuous performance, most of Shakespeare'splays were only subsequently divided into acts to fit the Jacobean habitof four musical interludes. In each of the four plays examined here, theplot reaches an apparent conclusion at the point where later practice placedthe end of Act IV (end of the romantic courtship in A Midsummer Night'sDream, dénouement of the casket and Shylock plots in TheMerchant of Venice, end of the chronicle play in Henry V, Antony'sdeath in Antony and Cleopatra. After conventional ceremonies ofclosure, a new action is then launched to form the substance of what waslater to be called Act V (the burlesque `Pyramus and Thisbe', the ringplot, the wooing of the French princess, the tragedy of Cleopatra). Atthe point of transition from one set of conventions to another, the bufferscene intended for continuous performance fits uncomfortably into the five-actstructure that was later imposed upon the text to suit altered conditionsin the playhouse.

(CE)

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Cahiers élisabéthains,No. 51 (Avril, 1997), pp. 47-61

MOTS-CLÉS POUR INDEXATION

1) Shakespeare, William 2)Le Songe d'une nuit d'été
3) Le Marchand deVenise 4) Henri V 5) Antoine et Cléopâtre
6) La division en cinq actes 7) Genre

Prévues à l'origine pour être jouées sansinterruption, la plupart des pièces de Shakespeare ne furent qu'ultérieurementsubdivisés en actes pour intégrer les quatre interludes musicalesde la convention jacobéenne. Pour chacune des quatre piècesconsidérées ici, l'action connaît un dénouementapparent vers la fin de ce qui allait devenir l'acte IV: fin de la comédiecourtoise dans Le Songe d'une nuit d'été, dénouementdes intrigues du coffret et de Shylock dans Le Marchand de Venise,fin de la pièce historique dans Henri V, mort d'Antoine dansAntoine et Cléopâtre. Après les cérémoniesmarquant traditionnellement la fin de l'intrigue, une nouvelle action estlancée pour occuper le futur acte V (la représentation burlesquede `Pyrame et Thisbé', l'intrigue de la bague, la cour faite àune princesse française, la tragédie de Cléopâtre).A la croisée de deux systèmes de conventions, la scènede transition supposée permettre la continuité de l'actionintègre mal la division en cinq actes ultérieurement imposéeau texte pour l'adapter aux nouvelles conditions théâtrales.

(CE)

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