RESUME DE LA THESE      

Les montagnes méditerranéennes sont le cadre de référence de cette recherche portant sur la place et le rôle du bassin versant dans les dynamiques territoriales contemporaines. Les bassins versants retenus sont ceux de l'Ardèche (07), du Doux (07) et du Buëch (05).
Depuis les lois de 1964 et 1992, le bassin versant s'impose comme le cadre de la politique de l'eau en France et confirme la territorialisation de sa gestion. L'objectif est d'analyser les modalités d'intégration et d'articulation d'une politique sectorielle dans le champ de développement territorial.

Longtemps considérée exclusivement comme un bien économique, la ressource en eau a connu une gestion ponctuelle et sectorielle. Face aux limites de cette gestion, se développe une gestion intégrée et territoriale en parallèle à l'émergence des dimensions environnementales et patrimoniales de la ressource. L'intégration de ces dimensions dans la gestion économique de l'eau conduit à de nouvelles approches et à de nouveaux territoires. Elle consacre ainsi, à toutes les échelles, l'irrésistible retour du bassin versant dans les politiques de l'eau. (Partie I).

Une analyse épistémologique et historique du bassin versant depuis le XVIIème siècle présente les fondements et le cheminement du concept dans les disciplines scientifiques et dans les champs de l'organisation et de l'administration du territoire. Le XIXème siècle est plus particulièrement analysé dans le sens où le bassin versant atteint, à cette époque, sa pleine maturité. Il est alors l'expression de l'exercice du pouvoir, de la rationalité économique et scientifique, mais aussi de la lutte contre le centralisme étatique. De cette période, le bassin versant conserve une ambivalence qui place son action entre réglementation et contractualisation, durant le XXème siècle. (Partie II).

L'intégration progressive de la gestion de l'eau dans le développement territorial entame un vaste processus de recomposition. La lutte institutionnelle et politique pour le contrôle du bassin versant entraîne la neutralisation des processus de développement. La territorialisation de la gestion de l'eau atteint ses limites et remet en cause le bassin versant comme territoire d'action. (Partie III).




RESUME DEVELOPPE
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